Nouveau : simule l'Euro 2028, du tirage à la finale
Le simulateur de l'Euro 2028 est en ligne, et il ne fonctionne comme rien d'autre sur le site. Ailleurs, on te donne un tournoi tout fait et tu le joues. Ici, il n'y a pas de tournoi tant que tu ne l'as pas construit.
La raison est simple : le tirage de l'Euro 2028 n'existe pas encore. Pas de 24 qualifiées, pas de chapeaux, pas de groupes. On pouvait attendre deux ans. Te donner les clés nous a paru plus amusant.
C'est toi qui choisis les 24
Le premier écran affiche les 54 sélections éligibles : les 55 membres de l'UEFA moins la Russie, suspendue des compétitions de la confédération. Ce chiffre de 54 est celui que l'UEFA publie elle-même pour les qualifications 2028.
Tu en coches vingt-quatre. Il y a un champ de recherche qui tolère les accents manquants et, si tu préfères aller vite, un bouton remplit le reste avec les mieux classées. L'Angleterre, l'Irlande, l'Écosse et le pays de Galles sont marqués comme hôtes, car les quatre organisent le tournoi.
Les chapeaux se font tout seuls
Dès que tu as 24 équipes, le simulateur les trie par classement FIFA et les répartit : les six meilleures dans le chapeau 1, les six suivantes dans le 2, et ainsi jusqu'au 4. Rien à régler sur cet écran. Il est là pour que tu voies d'où vient chaque chapeau avant la moindre boule.
Et puis tu tires
Le tirage se révèle comme une vraie cérémonie : on vide le chapeau 1 en plaçant une sélection par groupe, puis le 2, et ainsi jusqu'au 4. Boule par boule, en automatique pour le regarder tomber, ou les vingt-quatre d'un coup.
Et tu peux le refaire. Autant de fois que tu veux. La moitié du plaisir d'un tirage, c'est de refuser le premier, et on n'a vu aucune raison de t'en priver.
Six groupes, et la partie que personne n'explique bien
Ensuite, 36 matchs. Tu saisis les scores à la main ou tu simules tout, et les six classements se recalculent au fur et à mesure.
Les deux premiers de chaque groupe passent. Cela fait douze. Mais les huitièmes en demandent seize, et les quatre manquants sortent des troisièmes. Sous les groupes, tu trouveras le classement des six troisièmes, trié aux points, à la différence de buts et aux buts marqués, avec une ligne qui marque la coupure.
C'est ce tableau qui explique pourquoi un troisième à quatre points rentre chez lui et un autre à quatre points reste en vie. C'est l'écran le plus consulté de chaque Euro et le plus mal expliqué à peu près partout.
Le tableau qui décide qui affronte qui
Voici le détail que presque personne ne connaît : l'adversaire de chaque troisième n'est pas tiré au sort. Il est décidé à l'avance.
Selon les quatre groupes qui placent un troisième — il y a quinze combinaisons possibles —, un tableau officiel indique quel premier de groupe reçoit quel troisième. Si ce sont les troisièmes de C, D, E et F, les affiches sont celles-ci ; si ce sont ceux de A, B, C et D, elles sont autres. Aucun chapeau là-dedans.
Le simulateur applique ce tableau en entier, les quinze lignes.
Comment on sait qu'il est juste
Un tableau recopié à la main peut être mal recopié, alors on l'a vérifié de deux façons.
D'abord par construction : chacune des quinze lignes doit distribuer ses quatre groupes exactement une fois. Les quinze passent.
La seconde vérification est celle qui convainc. On a donné au moteur les groupes réels de l'Euro 2024 — où les troisièmes de C, D, E et F sont passés — et demandé les huitièmes. Il a rendu les huit affiches réellement jouées : Espagne-Géorgie, Allemagne-Danemark, Portugal-Slovénie, France-Belgique, Angleterre-Slovaquie, Suisse-Italie, Roumanie-Pays-Bas et Autriche-Turquie.
"Huit sur huit. Pas seulement les affiches des troisièmes : tout le tableau des huitièmes de l'Euro 2024, reconstruit à partir des groupes."
Le départage à l'intérieur d'un groupe est lui aussi l'officiel, avec la confrontation directe avant la différence de buts générale. C'est l'inverse de ce que presque tout le monde suppose, et c'est pour cela que chaque Euro produit un classement qui semble faux et ne l'est pas.
Ce que nous n'avons pas inventé
Les chapeaux viennent du classement FIFA de juillet 2026, le premier publié après la Coupe du monde. Sur les 54 sélections, 24 figurent dans le top 50 mondial et portent leur vraie place : l'Espagne 1re, la France 3e, l'Angleterre 4e, l'Allemagne 12e.
Les trente autres sortent de ce top 50, et là tu verras un tiret à la place d'un chiffre. On aurait pu leur donner une place approximative et presque personne n'aurait rien vu. C'est exactement pour cela qu'on ne l'a pas fait : un chiffre inventé sous un titre qui dit « classement FIFA » est de ceux qu'on croit sans vérifier. Elles sont ordonnées par niveau, mais sans faire semblant d'avoir une donnée officielle que nous n'avons pas.
Même chose pour les restrictions du tirage. Le vrai tirage aura des contraintes par pays hôte et par voie de qualification, et elles ne sont pas là parce qu'elles dépendent d'une campagne que personne n'a encore jouée.
Le tournoi qui arrive
L'Euro 2028 est organisé par l'Angleterre, l'Irlande, l'Écosse et le pays de Galles. Vingt-quatre sélections, six groupes et un tableau final à seize, le format déjà utilisé en 2016, 2020 et 2024.
Il reste deux ans de qualifications avant de savoir qui sera là. D'ici là, le tableau est le tien : mets qui tu veux, retire jusqu'à obtenir un groupe de la mort à ton goût et emmène ta sélection en finale. Ou jette tout et recommence, ça ne coûte rien.
